Affiche du film

 

Le mardi 11 novembre

à 20h30

Espace Noriac

La plus belle soirée de ma vie
La più bella serata della mia vita


Comédie dramatique de Ettore Scola (1h46)

Sortie 1972-Italie/1979-France
Écrit par Sergio Amidei, et Ettore Scola
D’après le roman La Panne de  Friedrich Dürrenmatt 
avec Alberto Sordi, Michel Simon, Charles Vanel, 
Pierre Brasseur, Janet Agreen, Claude Dauphin...

Alors qu'il se rend en Suisse pour dissimuler de l'argent, Alfredo Rossi tombe en panne de voiture. Venu demander de l'aide dans un château, il est reçu par le comte de la Brunetière et ses amis magistrats. Ils l'invitent à dîner et lui proposent de faire un jeu de rôle simulant le procès de sa vie d'homme cupide et immoral. Un des premiers films de Scola plein de son humour grinçant...

 

 

 

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photo du réalisateur

Ettore Scola est né à Trevico en 1931. Après de études de droit, il travaille comme dessinateur caricaturiste puis auteur de scénarios radiophoniques (Il teatrino di Alberto Sordi). Il vient au cinéma d'abord comme scénariste (Les monstres de Dino Risi) et réalise son premier long métrage, Parlons femmes (Se permettete parliamo di donne) en 1964 avec Vittorio Gassman qui sera un de ses acteurs favoris.

A son décès, à Rome à 84 ans il aura tourné dans treize films et en aura dirigé trente-deux parmi lesquels, chefs-d'oeuvre unanimement reconnus : Nous nous sommes tant aimés (1974), Une journée particulière (1977), Le Bal (1983)  terminant en 2013 par un hommage à Fellini Qu'il est étrange de s'appeler Federico.

Certes très sensible au mélange du grotesque et du réalisme, il serait néanmoins réducteur d’y voir une sorte de 'marque de fabrique'. En effet, soucieux de se confronter à l’Histoire et au réel, Ettore Scola considérait ses films, à juste titre (comme d’ailleurs une bonne partie des " comédies à l’italienne " des années 50 et 60), comme le prolongement, l’humour en plus, du néo-réalisme dont il était un fervent adepte et fin connaisseur.
Peut-être pourrait-on résumer la " méthode " Scola en soulignant la manière, sur le fond, de toujours lier les petites histoires à l’Histoire et, sur la forme, de beaucoup jouer sur les temps courts et les espaces clos (la marque d’un véritable auteur),…  le tout en s’adressant toujours au public le plus large possible.

Voir sa biographie complète sur Wikipédia, l'indispensable encyclopédie libre et non faussée  ♥ .

Quelques (bonnes) critiques

" Cette comédie très noire d’Ettore Scola, une des plus belles réussites du réalisateur italien, est adaptée d’une pièce radiophonique de l’écrivain Suisse Friedrich Dürrenmatt « La Panne », écrite en 1959 et qui deviendra un roman quelques années après la sortie du film.  L’esprit cruel et satirique, teinté d’absurde et de fantastique, se retrouve dans cette fable grinçante qui dénonce les bassesses d’une bourgeoisie obsédée par l’argent et sans aucune morale. Sordi, génial et hilarant comme d’habitude excelle dans ce rôle d’Italien archétypal qu’il interprétera dans plusieurs films, grandiose à force de veulerie, de malhonnêteté et la fanfaronnade, parvenant à rendre sympathique les plus odieuses crapules.

Là où Comencini, Risi et Monicelli quittent rarement le domaine de l’observation sociale, Scola ose un film en forme d’allégorie, avec un procès kafkaïen et un tribunal constitué de vétérans du cinéma français, Michel Simon, Pierre Brasseur, Charles Vanel et Claude Dauphin qui s’en donnent à cœur joie. La très sexy Janet Agren, actrice suédoise familière des films bis transalpins, idéale en motocycliste gainée de cuir puis en soubrette aguicheuse, ajoute au charme étrange de cette comédie italienne pas comme les autres, objet de culte auprès de nombreux cinéphiles."  Olivier Père (Arte) 

" Dans l'œuvre d'Ettore Scola, " La plus belle soirée de ma vie " s'intercale entre " Drame de la jalousie " (1970) et " Nous nous sommes tant aimés " (1974). Inspiré d'une nouvelle de Friedrich Durrenmatt, " la Panne ", le scénario a pour auteur Sergio Amidei qui fut longtemps le scénariste de Rossellini, et dont l'apport au néo-réalisme italien fut très important. Précisons également que, selon le vœu de Scola, c'est dans sa version française que le film nous est présenté. Décision qui s'explique moins par les nécessités de l'histoire (située, semble-t-il, en Suisse italienne) que par le désir du cinéaste de rendre hommage aux quatre grands comédiens qu'il avait réunis autour d'Alberto Sordi : Pierre Brasseur (dont ce fut le dernier rôle à l'écran), Michel Simon, Claude Dauphin et Charles Vanel. [...] Le film d'Ettore Scola nous permet de retrouver des amis chers. Mais c'est avant tout pour ses qualités propres qu'il mérite d'être vu." Jean de Baroncelli (Le Monde)

                                           

" Film peu connu du cinéaste italien, La plus belle soirée de ma vie est l’occasion de découvrir ou redécouvrir ce petit bijou d’humour noir marquant également l’ultime rôle au cinéma du grand Pierre Brasseur.
D’Ettore Scola, on connaît les grands classiques du cinéma italien que sont Nous nous sommes tant aimés, Une journée particulière ou encore Affreux, sales, méchants. L’un des réalisateurs phares de l’âge d’or du cinéma italien a signé quelques-uns des grands films ayant jalonné l’histoire du cinéma transalpin.
La plus belle soirée de ma vie (La piu bella serata della mia vita), date de 1972. Huitième film de Scola, cette comédie réunit un casting de prestige autour de l’incontournable Alberto Sordi. Jugez plutôt : Pierre Brasseur, Michel Simon, Charles Vanel et Claude Dauphin. Autrement dit, la crème du cinéma français de toute une époque.
L’histoire, adaptée d’une nouvelle de l’écrivain suisse Friedrich Dürrenmatt (La Panne), a de quoi ravir les amateurs de comédies grinçantes. Dans un château en Suisse, un docteur italien (Alberto Sordi) se voit devenir le protagoniste d’un procès fictif organisé par quatre anciens magistrats. L’occasion pour ces derniers de passer au crible la vie du médecin et d’épingler par la même manière son comportement pas très catholique.
Avec La plus belle soirée de ma vie, Ettore Scola signe un film assez voisin de ceux que pouvaient réaliser d’autres grands cinéastes italiens à l’image de Luigi Comencini et de son cultissime L’Argent de la vieille où l’on retrouvait justement Alberto Sordi, dans le rôle d’un homme à la bassesse légendaire. Un humour au vitriol qui était alors à la mode dans le cinéma italien. Pour les adeptes de ce type de ce comique ou tout simplement les cinéphiles toujours plus curieux, qui sait, peut-être qu’en sortant du cinéma, vous confesserez avoir passé « la plus belle soirée de ma vie ». Antoine le Fur  (L'Italie à Paris)

Voir / Écouter

Ciné-club

Le film est en version originale sous-titrée. Il est présenté dans le cadre de Primissimo Piano, l'activité ciné-club de la Dante Alighieri,

Adhésion ciné-club INTER FILM valable pour la saison 2025-2026 : 1 € ; Adhésion offerte aux membres de la Dante Alighieri.

Participation aux frais : 5 €, réduit 2€ (Étudiants, DE, <18 ans).

 

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(10, rue Jules Noriac)

 

 

 

 

 

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