Affiche du film

 

Le mardi 7 octobre

à 20h30

Espace Noriac

Cinéma Paradiso
Nuovo cinema Paradiso


Comédie dramatique de Giuseppe Tornatore (1989, 1h58).

Écrit par Giuseppe Tornatore, Vanna Paoli, Richard Epcar
avec Philippe Noiret, Jacques Perrin, Isa Danieli, Brigitte Fossey, Leopoldo Trieste, Marco Leonardi, Salvatore Cascio

Rome, milieu des années 1980. Salvatore di Vita, cinéaste réputé, apprend la mort de son vieil ami Alfredo. Surgissent alors des souvenirs de Giancaldo, modeste bourg sicilien, où, enfant de chœur, il fréquentait le Paradiso, la salle de cinéma paroissiale. Salvatore alias Toto se souvient comment, grâce au projectionniste Alfredo, il découvrit le 7e art et comment il devint lui-même l’opérateur de la salle après qu’un incendie eut rendu Alfredo aveugle. Il se souvient encore de ses premiers émois amoureux et comment Alfredo, soucieux de la réussite de son jeune protégé, l’enjoignit de quitter la Sicile pour se réaliser

 

« Mon intention n’était pas d’évoquer des films célèbres. Mais de montrer comment on les voyait autrefois (...) C’est la fin d’une époque. Mais le cinéma ne peut pas mourir. C’est le mode de fréquentation des salles qui a changé. Dans les petites villes, la salle de cinéma était autrefois la seule fenêtre ouverte sur le monde. » Giuseppe Tornatore

 

 

photo du réalisateur

 

 

Giuseppe Tornatore (né à Bagheria, 1956)  s’intéresse très tôt à la mise en scène. Il débute au cinéma avec Il Camorrista en 1986 (adaptation du livre de Giuseppe Marrazzo), qui obtient un bon accueil public et critique. Il obtient son plus grand succès en 1988, avec Nuovo Cinema Paradiso, dans lequel, aux côtés du petit Salvatore Cascio, les rôles principaux sont tenus pas les acteurs français Philippe Noiret et Jacques Perrin. Viendront ensuite Stanno tutti bene, qui offre à Marcello Mastroianni un de ses tout derniers rôles (l’histoire d’un père sicilien qui part à la recherche de ses enfants disséminés sur tout le territoire italien) et les films L’uomo delle stelle (1995), La leggenda del pianista sull’oceano (1998), Malena (2000), Baaria (2009), La migliore offerta (2013), qui  auront des fortunes critiques diverses mais obtiendront tous des succès internationaux. La filmographie de Tornatore est marquée par une longue et fructueuse collaboration avec Ennio Morricone, à qui il rend un vibrant hommage en 2021 dans son film documentaire Ennio.. Que nous avons vu il y a peu.

Voir sa biographie complète sur Wikipédia, l'indispensable encyclopédie libre et non faussée  ♥ .

 

 

Quelques (bonnes) critiques

" Le film est un chef d'œuvre, il n'y a pas d'autre mot. La musique de Morricone, évidemment, permet à Cinema Paradiso d'atteindre ce statut, mais c'est loin d'être le seul atout du film. En effet, même les scènes silencieuses sont exquises, je pense notamment à ces séquences où seul le vent marin s'invite en arrière-plan. La mise en scène de Giuseppe Tornatore prend alors le dessus avec un sens du cadre absolument somptueux, qui met en valeur les personnages, les décors, les situations dramatiques. A titre d'exemple, la scène d'adieu à la gare m'a beaucoup marqué, à tel point que j'ai dû la repasser plusieurs fois avant d'accepter de poursuivre mon visionnage. Quelques plans serrés et rapides sur des étreintes dans le silence, ce fut un moment magnifique."  Sebmagic (Vol au-dessus du 7è art)

" Considéré comme l’un des meilleurs films européens de la fin du XXe siècle, sur la liste des « films à voir avant de mourir », Cinema Paradiso est une œuvre intemporelle et émouvante, élégante et discrète, qui sait à merveille révéler ce que le cinéma peut apporter dans notre existence. Sur ce plan, la scène finale très réussie saura raviver d’intenses souvenirs. " Vance (l'Ecran Miroir)   

" Cinéma Paradiso donne l’image d’une cinéphilie joyeusement transmise entre les générations. Une cinéphilie gourmande, attendue, vécue au quotidien et en groupe, où chaque film projeté dans la salle du village est une fête, un événement populaire, une rencontre qui participent de l’épanouissement des êtres. C’est enfin un portrait, ou un formidable cours, sur la fonction de celui sans lequel elle n’existerait pas : le projectionniste. "  Ph Leclercq (Parenthèse Cinéma)                                             

" Cinema Paradiso nous conte une époque dont peu se souviennent encore, évoquée avec une certaine mélancolie et tendresse. Le cinéma était alors un loisir peu cher et rassemblait en son enceinte la foule des grands jours autour des westerns et des comédies musicales à succès. Cinema Paradiso suit le parcours intime de Salvatore autant que l’évocation de l’histoire du cinéma et de la place de la salle dans la cité. La dernière séquence du film est anthologique et résume à elle seule l’ambition de Giuseppe Tornatore. Alfredo, juste avant sa mort, a mis de côté une bobine de pellicule pour Salvatore. Celui-ci, revenu à Rome, visionne les images laissées par son ami. Il y découvre un bout-à-bout de toutes les séquences interdites qu’Alfredo a consciencieusement collées les unes après les autres. Ces baisers, qui parcourent un pan de l’histoire du cinéma, sont à la fois l’ultime marque d’amitié d’Alfredo pour son jeune ami devenu adulte et l’image parfaite de l’immortalité du cinéma. Des réminiscences qui se rappellent à tous les spectateurs que nous sommes, marqués à tout jamais par les films qui nous ont émus et touchés. Sans doute l’un des plus beaux hommages à la magie du cinéma et qui est devenu depuis sa sortie le film de chevet de tous les amoureux de la salle."         Guillaume Louradour (avoir-alire.com)

" Que serait ce film sans sa magnifique distribution ? Salvatore Cascio puis Marco Leonardi qui incarnèrent Toto enfant puis adolescent. Mais surtout Jacques Perrin qui apparaît peu à l’écran mais dont la présence puissante et lumineuse procure toute sa force mélancolique au film. Que d’expressions sur son visage  ! La bonté, la nostalgie, l’amour, et l’enfance qui semble toujours là, si prégnante, et qui illumine son visage d'une douce innocence. Comment ne pas fondre quand il dit « Mais je ne t'ai jamais oubliée Elena » ? D’ailleurs, je me demande si le choix de ce prénom dans le scénario de Giuseppe Tornatore n’était pas un hommage au Dernier métro de Truffaut. J'ai alors pensé à cette réplique du film de Truffaut :

 Est-ce que l'amour fait mal?

- Oui, ça fait mal. [...] Tu es belle, Héléna. Quand je te regarde, c'est une souffrance.

- Hier, vous disiez que c'était une joie.

- C'est une joie et une souffrance.

L'inoubliable musique d’Ennio Morricone vient renforcer toute la poésie mélancolique qui se dégage du film et du visage de Jacques Perrin. De ce "rêve merveilleux" comme Elena qualifiera son histoire d'amour avec Salvatore. Un rêve merveilleux, comme l'est le cinéma...Cinema Paradiso, c'est le récit nostalgique d'une époque révolue. Une ode au rêve. A la puissance du cinéma à laquelle le film par ses nombreux extraits de classiques rend le plus beau des hommages. Mais aussi par ce dernier plan sur le visage de Jacques Perrin qui, par le pouvoir magique du 7ème art, retrouve les émotions de son enfance et le message d'amour que lui envoie Alfredo, par-delà la mort. Un parfum d'éternité. Le cinéma est décidément un paradis. Celui des vivants. Peut-il y avoir plus belle invention que celle qui nous permet d' accéder vivants à ce paradis ? Comment ne pas aimer un film dont toute l'histoire traduit ainsi la magie du cinéma ?

Je vous laisse reconnaître les nombreux films dont figurent des extraits : L’Ange bleu de Josef von Sternberg, Les Lumières de la ville et Les Temps modernes et La Ruée vers l’or de Charlie Chaplin,  Autant en emporte le vent de Victor Fleming , Casablanca de Michael Curtiz , Gilda de Charles Vidor, La chevauchée fantastique de John Ford, Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, Les Chemins de la haute ville de Jack Clayton…et beaucoup d’autres. Un voyage dans l’histoire du cinéma, un édifice impressionnant auquel ce film s’ajoute. Tout aussi incontournable ! Rendez-vous sur la plage de La Baule le 1er juillet pour le (re)découvrir dans des conditions exceptionnelles."    Sandra Mézière (In the mood for cinema)

 

Voir / Écouter

Ciné-club

Le film est en version originale sous-titrée. Il est présenté dans le cadre de Primissimo Piano, l'activité ciné-club de la Dante Alighieri,

Adhésion ciné-club INTER FILM valable pour la saison 2025-2026 : 1 € ; Adhésion offerte aux membres de la Dante Alighieri.

Participation aux frais : 5 €, réduit 2€ (Étudiants, DE, <18 ans).

 

 logo PP t 300dpiMerci de participer et à bientôt au cinéma !

logo dep87logo culture87Manifestation organisée grâce au soutien
du Conseil Départemental
de la Haute-Vienne

en partenariat avec l'Espace Noriac
(10, rue Jules Noriac)

 

 

 

 

 

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