
1ère partie lundi 22 mai - 20h30
2ème partie mardi 23 mai - 20h30
Nos meilleures années (La meglio gioventù)
Un film de Marco Tullio Giordana (2003), 3h+3h, vostf
avec Luigi Lo Cascio, Alessio Boni, Sonia Bergamasco, ...
Fin des années soixante, deux frères d'une famille italienne, Nicola et Matteo, partagent les mêmes rêves, les mêmes espoirs, les mêmes lectures et les mêmes amitiés, jusqu'au jour où la rencontre avec Giorgia, une jeune fille souffrant de troubles psychiques, détermine le destin de chacun : Nicola devient psychiatre, alors que Matteo entre dans la police. Leur parcours ainsi que celui du reste de leur famille s'inscrit en parallèle avec les événements qui ont joué un rôle crucial dans l'histoire de l'Italie.

Marco Tullio Giordana
Né à Milan en 1950, il signe en 1979 son premier long métrage, Maudits, je vous aimerai, Léopard d’Or au Festival de Locarno. Avec Appuntamento a Liverpool (1988), il revient sur la tragédie du stade du Heysel. Sa volonté de faire un cinéma politique, engagé et inspiré de faits réels, se poursuit en 1995 avec Pasolini, mort d’un poète, une enquête sur la mort de l’écrivain et réalisateur italien. En 2000, Les cents pas, film qui dénonce le pouvoir mafieux, reçoit le Prix du meilleur scénario à Cannes. En 2003, Nos meilleures années, fresque familiale qui parcourt quarante ans de l’histoire de l’Italie, tournée pour la télévision italienne, connaît un grand succès dans les salles du monde entier.
Quelques (bonnes) critiques
« La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Le handicap majeur des films est leur brièveté. (...) Dans le cas présent, six heures semblent une durée bien dérisoire, tant l’attachement que nous éprouvons pour tous les personnages de cette œuvre prend rapidement l’aspect d’un partage privilégié, d’une affection intime. Historiquement, plusieurs décennies sont balayées par le récit : les inondations catastrophiques de Florence, l’élan libertaire de 1968, la sombre période des "Brigades rouges", l’assassinat des juges en Sicile... Mais le réalisateur ne s’appesantit à aucun moment sur l’aspect documentaire. La multitude des changements sociaux ne donne jamais l’impression d’un parachutage artificiel, manipulé, ne prend jamais le chemin d’une simplification arbitraire. Tous les événements sont une toile de fond sur laquelle évoluent des individus simples, qui pourraient être nos amis, dont on suit l’évolution avec l’émotion quotidienne qui nous étreint lorsque l’un de nos proches partage ses joies ou ses peines. Avec une fluidité remarquable, la narration suit les méandres évolutifs de chacun, glisse sans heurt d’une époque à une autre, caresse avec sensibilité et tendresse les transformations personnelles, les penchants, les désirs, les choix cruciaux, les dérives mentales, passe progressivement des aspirations instinctives de la jeunesse aux élans de l’âme qui, dans la seconde partie, conduisent ceux qui ont su grandir malgré les épreuves, ou à cause d’elles, vers une harmonie intérieure capable de guérir la descendance. » (Bernard Sellier, Objectif Cinéma) La critique complète est ici.
«La vraie réussite de Nos meilleures années, au fur et à mesure que sa force dramatique s’en dégage, réside sans doute dans l’attachement qui se crée envers chacun des personnages. Le cinéaste a su créer une forte empathie entre les spectateurs et ses personnages. On ressent successivement les joies et les malheurs qui traversent ces vies-là, car les sentiments auxquels ils sont confrontés sont universels : la jeunesse perdue, l’insouciance, la passion, l’amour, la compassion, les espoirs, la déception, l’amitié, la douleur… Ici, pas de manichéisme, le réalisateur ne juge pas et surtout, ne tente pas d’expliquer, il s'en tient simplement à raconter une histoire humaine, parvenant par ces choix à atteindre cette sensibilité, cette tension dramaturgique captivante. Il est aidé notamment par la longueur de son film, qui lui permet d’installer confortablement ces protagonistes. » (Marie Loulier, il était une fois le cinéma) La critique complète est ici.
« On peut retrouver une filiation avec les chroniques historiques et sociales de certains films réalisés, dans les années 1960, par Comencini, Risi et Scola. Mais, ici, l'étalement dans la durée, sur des faits importants et des événements intimistes, a créé, dans une remarquable et précise reconstitution d'époque, une évolution psychologique et politique dans l'itinéraire des deux frères, encore marqués par l'adolescence au début puis, devenant adultes de gré ou de force, par leurs rapports avec les milieux qu'ils traversent. Même chose pour tous les personnages dans une interprétation d'une rare rigueur. » (Jacques Siclier, Le Monde)
Des liens pour en savoir plus
- Les critiques de la presse italienne sur MYmovies.it.
- Une interview du réalisateur sur CinemaItaliaono.info
Ciné-club 
Le film est en version originale sous-titrée.
Il est présenté dans le cadre de Primissimo Piano, l'activité ciné-club de la Dante Alighieri,
Adhésion ciné-club (carte jaune Interfilm valable pour la saison 2016-2017) : 1 €; Carte offerte aux membres de la Dante Alighieri.
Pot convivial à l'issue de la projection.
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Merci de participer et à bientôt au cinéma !
Manifestation organisée grâce au soutien
du Conseil Départemental
de la Haute-Vienne
en partenariat avec l'Espace Noriac
(10, rue Jules Noriac)
