
Le mardi 9 janvier 2024 à 20h30
Le tigre et la neige
(La tigra e la neve)
Comédie dramatique (1h55) - 2005
Réalisé par Roberto Benigni
Scénario Roberto Benigni et Vincenzo Cerami
Avec Roberto Benigni, Jean Reno, Nicoletta Braschi, Tom Waits...
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Attilio est poète et, comme tous les poètes, c'est un grand rêveur. Chaque nuit, il fait le même rêve, celui où la femme idéale lui parle d'amour. Et voilà qu'il la rencontre, la femme de ses rêves, en chair et en os au cours d'une conférence d'un ami irakien ! Pas une minute à perdre pour la séduire. Mais Vittoria semble inaccessible et s'évapore dans la nuit. Quand Attilio apprend que Vittoria a disparu lors de son voyage en Irak, il décide d'aller la retrouver envers et contre tout…

Roberto Benigni est né en 1952 en Toscane. Il est acteur, réalisateur et scénariste pour le cinéma et la télévision. En 1983, il réalise son premier long métrage Tu mi Turbi, un film en quatre épisodes. Pendant le tournage, il rencontre sa femme Nicoletta Braschi qui sera présente dans plusieurs de ses films. En 1997, son film La vita e bella consacre sa carrière. A ce titre, il reçoit le grand prix du jury du Festival de Cannes en 1998, et l’Oscar du meilleur acteur et du meilleur film en langue étrangère l’année suivante. Il obtient un césar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière en 2008. © wikipedia.fr
Quelques (bonnes) critiques
" Il n'y a pas d'amour; il n'y a que des preuves d'amour. Voilà qui pourrait résumer le dernier film de Roberto Benigni. Centré sur le désir acharné d'un homme à sauver la femme de sa vie et de ses rêves, Le Tigre et la neige offre au cinéaste italien l'occasion de renouer avec le charme, la fantaisie et la subtilité de La Vie est belle. Comme dans son film culte, la mise en place est ici assez longuette. Un bémol vite atténué par l'arrivée du déclic dramatique : le départ pour l'Irak. Benigni use une fois de plus d'une situation politique marquée par la terreur et la barbarie pour intensifier le propos plus intimiste de son scénario. Bien que la guerre en Irak ne soit pas au centre de la réflexion du cinéaste, elle constitue un atout dramatique majeur pour accentuer la force des sentiments et des actions de l'héroïque Attilio. " Georges Lima, Ecran Large
" Le Tigre et la Neige n’est pas une suite, un remake ou quoi que ce soit en relation avec La Vie est Belle. Les deux films ne partagent que leurs acteur et actrice principaux et leur réalisateur ainsi qu’un certain esprit toujours à mi-chemin entre la farce clownesque et le drame, à la manière d’un Charlie Chaplin des temps modernes. Jean Reno en poète arabe, il fallait oser. Assez bizarrement, le nettoyeur de Nikita et le tueur de Léon sait se glisser dans cette peau originale pour lui sans difficulté. Et Nicoletta Braschi illumine toujours l’écran. " Pierre Behel, pierrebehel.com
" Ode trépidante à la "magie de la poésie", ce film cavalcade exalte l'amour fou grâce auquel rien n'est impossible. La foi qui anime le héros lui fait nier la guerre et danser sur un champ de mines. A la différence d'un Buster Keaton sachant la violence des éléments déchaînés qu'il affronte, Roberto Benigni semble mésestimer la gravité des bombardements sous lesquels il s'est parachuté, parce que la survie symbolique d'une femme lui paraît prioritaire. " Jean-Luc Douin, Le Monde
Interview de Roberto Benigni à propos de son film
Plus qu'une idée, une envie !
Roberto Benigni explique que Le Tigre et la neige est né d'une forte envie : "Les films sont beaux quand l'idée ne vient pas d'un fait précis, mais quand il s'agit d'une véritable envie. Ce film traite des sentiments et du désir. Le protagoniste est prêt à livre son combat pour l'amour dans un pays en guerre. La guerre en Irak, aujourd'hui, c'est la représentation de tous nos cauchemars. Pour moi, ce phénomène constituait un décor idéal pour décrire la folie de cet amour, comme dans les contes d'autrefois. Le film est né d'un désir immense, faire une histoire d'amour qui fasse rire et pleurer. Il n'y a rien de plus noble que l'amour."
Un film sur l'amour avec un grand A !
Quand on lui demande de définir son film, Roberto Benigni s'exclame avec enthousiasme : "C'est sans hésitations un film sur l'amour ! Un amour, comme le dit Racine, qui serait une bête féroce qui se colle à ton dos, te dévore et t'emporte avec la violence d'un cheval emballé. Le personnage est guidé par la folie : il aime cette femme et va en Enfer pour elle. Comme Orphée qui cherche Eurydice aux enfers, comme "La Belle au bois dormant", comme dans tous les contes où l'homme doit surmonter toutes sortes d'épreuves pour sauver son aimée."
La poésie contre la guerre
Le Tigre et la neige met en opposition, à travers son héros, le pouvoir universel de la poésie et le pouvoir de destruction de la guerre. Roberto Benigni explique : "Dans la séquence du check-point, entre Attilio et les soldats américains, la guerre et la poésie se côtoient. Il s'agit de deux univers tellement lointains que personne ne comprend ce qui se passe. La poésie a quelque chose de léger, c'est la grâce même, à l'inverse de la guerre. Oscar Wilde disait que la guerre symbolise une vulgarité qui naît dans le cœur même des hommes. Ici, dans le film, la vulgarité et la grâce se confondent. (...) Dans le film, la langue n'est pas un obstacle. Tout le monde parle symboliquement le même langage. Pour moi, quelqu'un qui entretient un rapport poétique avec le monde peut être compris n'importe où."
La rencontre avec Jean Réno
C'est en regardant la télévision italienne que Roberto Benigni décida d'engager Jean Reno pour Le Tigre et la neige. Et pour une raison toute simple : dans l'émission, il vit l'acteur déclare vouloir travailler avec lui ! Une rencontre à Paris suffit pour que Jean Reno accepte de jouer dans le film. À son sujet, Benigni déclare : "Jean Reno est un des visages les plus cinématographiques que j'aie jamais vu. Quoi qu'il fasse, même dans la réalité, ça devient du cinéma. Je suis resté ébahi par la puissance et la force de son visage et de son regard, c'est une chose rare ! Pour lui qui a toujours fait des films d'action, ce personnage de poète, si perdu, est à l'opposé de ses personnages d'hommes forts. Cependant, Fouad est probablement le personnage le plus fort et le plus puissant qu'il ait jamais interprété."
D'où vient ce Attilio ?
Roberto Benigni a appelé son personnage Attilio en hommage au poète italien Attilio Bertolucci, père des cinéastes Giuseppe et Bernardo Bertolucci, décédé en 2000.
Voir / Écouter
- La bande-annonce du film (vidéo).
Ciné-club
Le film est en version originale sous-titrée. Il est présenté dans le cadre de Primissimo Piano, l'activité ciné-club de la Dante Alighieri,
Adhésion ciné-club (carte verte Interfilm valable pour la saison 2023-2024) : 1 € ; Carte offerte aux membres de la Dante Alighieri.
Merci de participer et à bientôt au cinéma !
Manifestation organisée grâce au soutien
du Conseil Départemental
de la Haute-Vienne
en partenariat avec l'Espace Noriac
(10, rue Jules Noriac)
