
Le mardi 15 octobre à 20h30
5 et le numéro parfait
5 è il numero perfetto
Drame (1h46) - 2019
Réalisé par Igort (Igor Tuveri)
d’après son roman graphique
avec Toni Servillo, Valeria Golino, Carlo Buccirosso
Peppino Lo Cicero, ex-tueur à gages de la Camorra est fier de son fils qui gravit les échelons du crime organisé. Mais quand celui-ci est froidement tué dans un guet-apens, il reprend du service accompagné de son ami Toto le boucher. Leur quête de vérité va déclencher une spirale de vengeances et de trahisons dans les clans mafieux du Naples des années 70…

Igort, de son vrai nom Igor Tuveri, est un auteur de bande dessinée, illustrateur et réalisateur italien, né le 26 septembre 1958 en Sardaigne à Cagliari. Il est une figure clé de la bande dessinée italienne depuis plus de quarante ans.
Ses œuvres sont connues pour leur profondeur narrative et leur style visuel unique.
En plus de son travail en bande dessinée, Igort est également réalisateur.
Igort continue d’influencer et d’innover dans le domaine de la bande dessinée et du cinéma, en repoussant constamment les limites de la narration visuelle.
Quelques (bonnes) critiques
« L’histoire en elle-même est très classique, le thème du tueur à gages que l’on croyait en retraite mais qui se réveille avec fureur et panache, mais cette adaptation est vraiment réussie dans la forme. Igort parvient à créer une atmosphère très particulière, originale. Ses décors sont très graphiques, vidés de tout personnage étranger à l’action, sombres le plus souvent. Ils semblent sortis d’une bande dessinée et donnent un petit côté irréel à l’ensemble. Belle prestation de Toni Servillo, méconnaissable sous son déguisement. Le film a hélas été mal accueilli par la critique et par le public. 5 est le numéro parfait est pourtant une belle curiosité.»
(L’Oeil sur l’écran)
« Durant 15 ans, producteurs et réalisateurs tentèrent en vain de porter sur grand écran 5 est le numéro parfait. Igort se charge donc lui-même de la transposition. Son héros se nomme Peppino Lo Cicero, ex-tueur à gages de la Camorra. Il est fier de son rejeton qui gravit lui aussi les échelons du crime organisé. Lorsque ce dernier est tué dans un traquenard, Peppino reprend du service. Le génial Toni Servillo, acteur fétiche de Paolo Sorrentino revêt avec brio l’imperméable de l’assassin. Si l’histoire est classique, le style fait toute la différence. On pense ici à la BD de Chester Gould, Dick Tracy, adaptée par Warren Beatty. La mise en scène d’Igort offre de sacrés morceaux de bravoure. Les séquences de “gunfights” sont pétaradantes. Surtout, le réalisateur semble bien renseigné sur la mafia napolitaine car le film, aussi haletant soit-il, ne sacrifie rien à l’authenticité. Enfin, avec (la toujours aussi fatale) Valeria Golino au casting, on ne voit pas comment rater ce gangster movie ! 5 est le numéro parfait ressuscite le genre avec maestria.»
Gregory Marouzé (LM Magazine)
« ... Les BD sortent rarement indemnes d’un passage à l’écran, mais le mal est moindre lorsque l’auteur est aux commandes et, cette fois, la réussite est indéniable.
Extrêmement stylisé, le traitement de l’image, des ombres et de la lumière doit beaucoup à l’éclectique culture picturale d’Igort, à son goût pour les toiles de Casorati ou des maîtres flamands. Si le parti pris esthétique estompe un peu les acteurs — Toni Servillo, Valeria Golino et Carlo Buccirosso pourtant irréprochables dans leurs rôles de truands sur le retour —, il donne le beau rôle à Naples. Filmée de nuit et sous la pluie, dans ses quartiers les plus mal famés, l’antique cité du crime est rarement apparue aussi majestueusement décatie. Plus qu’un décor, une présence étouffante et fantastique qui apporte au film un cachet unique. » Stéphane Jarno (Télérama)
« Adaptant lui-même son propre roman graphique, le bédéaste Igort signe un exercice de style au scalpel et à la beauté envoûtante. L’intrigue est volontairement simple et prétexte à des déflagrations visuelles et esthétiques étourdissantes. Mais plus qu’un beau livre d’images, le film devient une déclaration d’amour au 7e art. Et ce polar maniériste ne vire jamais à l’abstraction, parce qu’il est innervé par une telle passion du cinéma de genre (de tous les genres) et porté par une interprétation tellement charnelle de Toni Servillo, qu’il vibre constamment. » Gaël Golhen (Première)
Voir / Écouter
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Des extraits de la BD et une autre critique élogieuse sur Boojum.fr
- La bande-annonce du film (vidéo).
Ciné-club
Le film est en version originale sous-titrée. Il est présenté dans le cadre de Primissimo Piano, l'activité ciné-club de la Dante Alighieri,
Adhésion ciné-club INTER FILM valable pour la saison 2024-2025 : 1 € ; Adhésion offerte aux membres de la Dante Alighieri.
Merci de participer et à bientôt au cinéma !
Manifestation organisée grâce au soutien
du Conseil Départemental
de la Haute-Vienne
en partenariat avec l'Espace Noriac
(10, rue Jules Noriac)
