
Le mardi 10 décembre à 20h30
Benvenuti al Sud
Comédie (1h44) - 2010
Réalisée par Luca Miniero
Scénario Massimo Gaudioso d’après celui de Dany Boon
Avec Claudio Bisio, Angela Finocchiaro, Alessandro Siani, Valentina Lodovini, Nando Paone, Giacomo Rizzo...
Chef d'agence de la poste en Lombardie, Alberto Colombo brigue une place à Milan et se fait passer pour infirme afin de devancer ses concurrents. Cependant, les recruteurs découvrent le pot aux roses et par mesure de représailles le mutent à Castellabate. Il n'en dit mot à sa femme et prend ses fonctions dans cette petite localité perchée au sud de Naples.
La version italienne de "Bienvenue chez les Ch'tis" emprunte au modèle les ingrédients de son triomphe.
La formule, gagnante, n'a pas changé. Benvenuti al Sud ("bienvenue au sud"), version italienne de Bienvenue chez les Ch'tis, emprunte au modèle les ingrédients de son triomphe. Seule modification, mais de taille : les héros de cette comédie ne font pas le trajet Sud-Nord, mais Nord-Sud, de la région de Milan vers le riant Cilento, en Campanie.

Luca Miniero est né le 17 janvier 1967 à Naples, en Italie. Il a étudié les lettres modernes à l'université de Naples avant de déménager à Milan pour travailler dans la publicité1. Il a co-réalisé plusieurs courts métrages avec son ami Paolo Genovese, dont Incantesimo napoletano qui a été nommé pour le David di Donatello du meilleur court métrage en 1999.
Parmi ses œuvres les plus connues, on trouve Benvenuti al Sud (2010) et Benvenuti al Nord (2012), des comédies qui explorent les différences culturelles entre le nord et le sud de l'Italie. Il a également réalisé Attenti al Gorilla (2018) et Sono tornato (2017).
Miniero est reconnu pour son humour et sa capacité à capturer les nuances des interactions humaines à travers ses films
Quelques (bonnes) critiques
"Quand j'ai vu le film de Dany Boon, raconte Luca Miniero, j'ai regretté de ne pas en avoir eu l'idée plus tôt. C'est un scénario rêvé pour l'Italie."
En effet, les Italiens, bien plus que les Français, sont attachés à leurs racines et la fracture Nord-Sud est plus radicale. Des habitants de Bergame (Lombardie) ne mettent jamais les pieds à Brescia, qui n'est pourtant distante que de 40 kilomètres. C'est de cette "culture du rejet" que le parti autonomiste de la Ligue du Nord a fait son miel.
En franchissant les Alpes, la comédie de Dany Boon s'est enrichie d'une dimension politique. Cette Italie du Sud débarrassée de ses clichés (mafia, violence, paresse et gâchis d'argent public) par le scénariste Massimo Gaudioso (qui est aussi celui de Gomorra) est une réponse ironique aux préjugés des "chemises vertes". Pour certains critiques, le personnage d'Alberto Colombo est devenu l'anti-Umberto Bossi, le fondateur et le leader de la Ligue du Nord.
Alors que l'Italie va fêter dans la désunion, en 2011, les 150 ans de sa difficile unité, le succès de Benvenuti al Sud a également été interprété comme une aspiration des Italiens à s'aimer malgré leurs différences culturelles et linguistiques. C'est la thèse de Beppe Severgnini. Ecrivain et fin connaisseur des vices et vertus péninsulaires, il a trouvé au film "un air de réconciliation nationale. Il existe en Italie un exotisme intérieur, une attraction réciproque entre le Nord et le Sud, sur lesquels il faudrait travailler".
Mais le réel est sans pitié. Les auteurs avaient voulu écarter les stéréotypes sur la violence du Sud en choisissant la tranquille cité de Santa Maria di Castellabate pour installer leurs personnages. Le 6 septembre, le maire de la commune voisine de Pollica était abattu. Angelo Vassallo se battait contre les mafias locales. Le film lui est dédié.. Philippe Ridet (Le Monde)
« Cette adaptation voit Alberto, directeur d’un bureau de poste à Milan, se faire muter près de Naples, entre les mafiosi et les poubelles. Il y rencontre, Mattia, sympathique autochtone qui deviendra son meilleur ami pour la vie. La perspective de parodier l’univers napolitain nous semble alléchante, surtout lorsque les producteurs ont la bonne idée d’utiliser l’un des scénaristes de Gomorra pour pimenter le script.
Quand le film de de Dany Boon ne fonctionne que sur les écarts de langage, la version italienne soumet des personnages secondaires aux physiques incroyablement comiques (et souvent édentés), des confrontations sur le style de vie et le comportement, utilisant la culture napolitaine bien plus riche en stéréotypes et dérision possible que le Nord de la France. Les personnages féminins sont repensées et possèdent une meilleure exposition, voire même un sens comique, inexistant dans la version française. Certains gags visuels fonctionnent et déclenchent quelques sourires comme le gilet pare-balle qu’enfile sans interruption Alberto, dans sa nouvelle vie napolitaine (au lit, au travail, pour faire des courses…).
Bien sûr, il est plus facile de construire une histoire quand le concept a déjà eu du succès. Dans ce film, il est « italianisé » à base de religion, plans sexy sur courbes généreuses, histoires de maitresse et gags culinaires réguliers. Le succès de Bienvenue chez les Chtis permet à cette adaptation de proposer un rendu moins timide, de foncer dans le préjugé sans arrière-pensées ainsi que de bénéficier d’une meilleure construction avec un rythme plus pêchu. » Csaba Zombori (Il était une fois le cinéma)Voir / Écouter
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La bande-annonce du film (vidéo).
Ciné-club
Le film est en version originale sous-titrée. Il est présenté dans le cadre de Primissimo Piano, l'activité ciné-club de la Dante Alighieri,
Adhésion ciné-club INTER FILM valable pour la saison 2024-2025 : 1 € ; Adhésion offerte aux membres de la Dante Alighieri.
Merci de participer et à bientôt au cinéma !
Manifestation organisée grâce au soutien
du Conseil Départemental
de la Haute-Vienne
en partenariat avec l'Espace Noriac
(10, rue Jules Noriac)
