Affiche les poings dans les poches              

 I PUGNI IN TASCA

 

Mardi 07 avril 2020  à 20h30

Espace NORIAC

10, Rue Jules Noriac

87000 LIMOGES

Un film de Marco BELLOCCHIO

Drame

1966 - 105 mn

 

avec Lou Castel, Paola Pitagora, Marino Mase

 

 

Souffrant d’épilepsie, le jeune Alessandro s’est, petit à petit, enfermé dans son monde. Perdu dans l’admiration qu’il a pour son frère Augusto, qui rêve d’épouser Lucia, et pour se donner le sentiment de dominer son destin, Alessandro entreprend de détruire le carcan familial.

 


 

Bellocchio3                                                     Marco Bellocchio quitte l'Université pour intégrer l'Académie d'Art dramatique de Milan avant de passer par le Centre expérimental de Cinéma de Rome et la Slade School des Beaux-Arts de Londres. Après quelques courts métrages il réalise son premier long en 1965 : Les Poings dans les poches, remarqué par la critique.

Rompant avec le néoréalisme, le cinéaste crée des oeuvres baroques et engagées qui passent au vitriol les piliers de la société italienne : religion (Au nom du pere, 1971), famille (Le Saut dans le vide, 1979), et armée (La Marche triomphale, 1976). Il fait preuve d'une grande fidélité envers ses collaborateurs notamment des acteurs comme Lou Castel, qu'il a découvert, ou Michel Piccoli et Anouk Aimée, tous deux prix d'interprétation à Cannes en 1980 pour Le Saut dans le vide. Ses films subversifs sont entourés d'un parfum de scandale à l'image du Diable au corps qui a mis en émoi les festivaliers à Cannes à cause d'une scène de fellation.

Marco Bellocchio adopte une approche plus psychanalytique et moins provocatrice de ses personnages à partir des années 80 avec Les Yeux, la bouche et Henri IV, le roi fou (1984). Il s'inspire aussi plus fréquemment d'oeuvres littéraires comme pour La Nourrice, adapté d'un conte de Luigi Pirandello, et sélectionné au Festival de Cannes. Mais, à 60 ans, Bellocchio, continue de créer la polémique en Italie. En 2002, il suscite l'ire du Vatican avec un nouveau film sur l'Eglise catholique, Le Sourire de ma mère avec Sergio Castellitto, également présenté sur la Croisette, et, deux ans plus tard, en revenant sur l'assassinat d'Aldo Moro dans Buongiorno, notte, présenté à Venise, Bellocchio crée une nouvelle controverse dans un pays encore marqué par les "années de plomb".

Trois ans plus tard, il revient avec Le Metteur en scène de mariages, un film où un réalisateur en fuite rencontre trois mystérieux personnages, et Sorelle, auquel il donnera suite en 2010 avec Sorelle mai. Ces deux films sont suivis de Vincere, un biopic sur la maitresse de Benito Mussolini et la montée du fascisme en Italie, prouvant qu'il n'a rien perdu de son mordant. Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes en 2009, présidé cette année-là par Isabelle Huppert - une actrice qu'il dirige trois ans plus tard dans La Belle endormie, un postulat centré autour de la polémique de l'euthanasie.

 


Huis clos tragique sur lequel souffle déjà un air d'opéra, Les Poings dans les poches met en scène la folie morbide de Sandro, décidé à débarrasser son frère de la famille de tarés qui l'entoure. Filmant des écorchés vifs, Bellocchio lamine le monde dans lequel ils sont nés.

Critikat


 A travers la trajectoire d'Alessandro, en l'inscrivant comme Bellocchio l'a fait dans un contexte socio-historique spécifique, qu'il connaissait bien pour en être issu, Les Poings dans Ies poches saisit la complexité du conflit entre pulsion de mort et pulsion de vie au moment de I'adolescence.

Le Monde


 Bellocchio excelle (...) Il est troublant de voir à quel point l'écriture et l'univers du cinéaste italien sont déjà bien affirmés, (...) et d'une esthétique vive, contemporaine, parfaitement à l'écoute de son sujet.

Les Inrockuptibles


 Quarante-cinq ans plus tard, le film frappe encore. Pas seulement par sa superbe photo en noir et blanc et ses gros plans hyper expressifs, mais surtout par sa force vénéneuse, très dérangeante.

Télérama


 

Ciné-club

Le film est en version originale sous-titrée.

Il est présenté dans le cadre de Primissimo Piano, l'activité ciné-club de la Dante Alighieri,

Adhésion ciné-club (carte verte Interfilm valable pour la saison 2019-2020) : 1 €;  Carte offerte aux membres de la Dante Alighieri.

Participation aux frais : 5 €, réduit 2€.

Pot convivial à l'issue de la projection.

 

 logo PP t 300dpi                         Merci de participer et à bientôt au cinéma !

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