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Le marquis s'amuse (Ciné-Club Primissimo Piano) Préparer l'article pour l'imprimer E-mail

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Le mardi 7 mars 2017 à 20h30

Espace Jules Noriac

Le marquis s’amuse (Il marquese del Grillo)
Réalisé par Mario Monicelli, 1982, 2h15min, noir et blanc, vostf
Avec Alberto Sordi, Paolo Stoppa, Caroline Berg, Flavio Bucci,...

Rome, début 1800. Garde Noble et 'Cameriere Segreto' de Sa Sainteté Pie VII, le Marquis Onofrio del Grillo, Duc de Bracciano, est un Don Juan et un joueur impénitent, toujours prêt à faire des blagues même cruelles, en profitant sans vergogne de ses privilèges. Il se mêle au peuple et fait ses farces au détriment de la populace, mais quelquefois aussi au détriment du pape, qui trouvera toutefois la façon de se venger de son embarrassant 'Cameriere'.

 

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Mario Monicelli


    Né à Viareggio en 1915, il étudie l’histoire et la     philosophie à Milan et Pise. Fils de Tomaso         Monicelli fondateur de la première revue de         cinéma Lux e Umbra, il débute lui-même comme     critique de cinéma. Puis il se tourne vers l’écriture     de scénarios et la réalisation. Dès le début de sa     carrière avec Gendarmes et voleurs (1951), Mario Monicelli s’affirme comme le plus engagé des auteurs de comédies du cinéma italien. Il est celui qui derrière le masque de la caricature, aura su jouer avec le plus d’aisance de tous les registres d’expression - de la parodie de L'armata Brancaleone (1966) à la chronique noire de Un bourgeois tout petit, petit - tout en restant le plus attaché au genre comique. Sa filmographie ne comporte que quelques drames au milieu d’un océan de comédie pour lesquelles de 1957 à 2005 il recevra une vingtaine de récompenses.

 

 Quelques (bonnes) critiques

« Au début du XIXe siècle, dans une Rome menacée par les campagnes de Napoléon vit Onofrio Marchese del Grillo, noble et garde de l’Etat pontifical au tempérament farceur de fripouille.
Ses journées commencent toujours tard dans la matinée, - les serviteurs du palais sont forcés de se taire jusqu'à son lever-, et sont consacrées à l’organisation de blagues et à la fréquentation de tavernes, tripots clandestins et de jeunes roturiers sans grâce.
Son hédonisme sans frein et ses provocations injurieuses contre les mendiants, les papes et les proches, se poursuivirent librement jusqu'au jour où Napoléon envahit les États pontificaux et les français entrèrent dans Rome.
La rencontre avec une jeune et belle actrice lui fait pour la première fois penser à quitter Rome pour Paris.
Après le Moyen Age de l’Armée Brancaleone, le retour vers le passé du pré-vingtième siècle et la comédie en costume chez Mario Monicelli marque la fin des années quatre-vingt et le déclin définitif de la comédie italienne.
La réponse directe à l’autarcie artisanale de Nanni Moretti et à l'échec de la nouvelle jeunesse romaine se drape des vêtements somptueux et de la production coûteuse du Marchese del Grillo.
S’inspirant d'un personnage historique ayant réellement existé dans la Rome papale, Monicelli (avec Bernardino Zapponi, Leo Benvenuti, Piero De Bernardi et Tullio Pinelli) compose l'autre face du  Bourgeois Tout Petit Petit  mesquin et redresseur de torts au travers d’un noble arrogant, parfait interprète et précurseur de la décadence romaine.
Cultivé et vulgaire, lèche-cul et tyrannique, cruel et généreux, Onofrio del Grillo est le summum des figures d’Alberto Sordi, le paroxysme d'une italianité arrogante, fêtarde et sournoise.
A l’acteur romain, le metteur en scène consacre entièrement une grosse production construite comme une série de photos sans commencement ni fin (en fait, le film commence et se termine avec le marquis tenant la chaise à porteur du pape Pie VII), une anthologie d’ épisodes dépeignant la vie d'un débauché du début du XIXe siècle, parfaitement conscient des distorsions de la société de classe ( «la vie est faite en escaliers ...» dit-il pour justifier ses plaisanteries auprès du pape), mais trop accoutumé à son pouvoir et à ses privilèges pour aborder la question sans ironie.
Entre  cynisme et sentimentalité,  cruauté et condescendance, Monicelli a bâti chaque séquence comme un défi, une provocation immorale que le joyeux marquis jette à tous les personnages qu’il rencontre: nobles ou roturiers, calotins ou anticléricaux, gendarmes ou voleurs.
Virées de potaches et bizutage deviennent ainsi un moyen d'expression "civil", bien plus qu'un simple passe-temps pour échapper à la réalité médiocre (comme c’était le cas dans Mes Chers Amis), et le véhicule idéal pour montrer les privilèges et iniquités dans la société, se révèle une nouvelle fois être la représentation grotesque de la caricature et le langage universel de la sagesse et du comique populaire.
Sordi assume tous les paradoxes d’un personnage baratineur  visant à désacraliser toute division sociale, aboutissant  au final à littéralement le dédoubler en noble marquis et en modeste charbonnier ivre.
Animés de la même lubricité et d’un langage également vulgaire, les deux sosies sont les deux âmes de la même (im)moralité.
Est-ce qu’une telle représentation est ou non un mauvais exemple (c’est encore aujourd’hui la controverse connue entre Monicelli et Moretti), la seule réponse possible est d'accepter les conditions du marquis.
Oui, nous méritons Alberto Sordi. Pourquoi? Parce que «Moi, c'est moi et vous vous êtes que dalle ! »   (Edoardo Becattini, La Sapienza Université de Rome) [le texte en italien sur MYmovies.it]

Des bobines et des bouteilles : Jonathan Nossiter, le réalisateur de Mondovino et de Résistance naturelle (qui a été projeté à la Bfm en janvier 2016) spécialiste du monde du vin et grand amoureux du 7ème Art, trinque au cinéma radical et associe, pour BANDE A PART, ses films de cœur à des vins de choix. Voici ce qu’il dit du réalisateur et du film :
« Mario Monicelli, était-il l’homme le plus libre du grand cinéma italien ? Encore plus radical (ou du moins plus subversif) que Pasolini, parce que son refus du pouvoir était plus subtil et toujours ironique? Fondateur de la commedia all’italiana, ce réalisateur connu en France pour Le Pigeon, était pour beaucoup d’Italiens l’un des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma. Avec son dédain pour un langage formel et son mépris pour les gourous de cinéma, avec son indépendance d’esprit et de comportement, il a toujours échappé aux étiquettes. Une comédie acide dans son œuvre l’a banni du Panthéon solennel. Et soyons sûr que ça lui était égal. Le Marquis s’amuse est un de ses nombreux chefs-d’œuvre pétillants et iconoclastes. Ici, Alberto Sordi, héros dans la vie ‒ et presque toujours à l’écran ‒ du peuple romain, joue un aristocrate. Mais un marquis anarchiste du début du 19ème, digne des Marx Brothers, qui fout tout en l’air : la classe dirigeante italienne, le pape, l’armée de Napoléon et le peuple soumis !   »

 

Des liens pour en savoir plus

Ciné-club Flyer Le marquis s amuse w

Le film est en version originale sous-titrée.

Il est présenté dans le cadre de Primissimo Piano, l'activité ciné-club de la Dante Alighieri,

 

Adhésion ciné-club (carte jaune Interfilm valable pour la saison 2016-2017) : 1 €;  Carte offerte aux membres de la Dante Alighieri.

Participation aux frais : 4 €, réduit 3€.

Pot convivial à l'issue de la projection.


Si vous souhaitez participer à la diffusion de l'information pour cette projection vous pouvez télécharger et distribuer le prospectus ci-joint : cliquez sur l'image et imprimez le pdf.

 logo PP t 300dpiMerci de participer et à bientôt au cinéma !

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du Conseil Départemental
de la Haute-Vienne

en partenariat avec l'Espace Noriac
(10, rue Jules Noriac)